Zéro déchet : Comment démarrer avec la règle des 5 R ?

Zéro déchet : Comment démarrer avec la règle des 5 R ?

Réduire ses déchets tout le monde en parle : les médias, les réseaux sociaux, etc… Sauf que dans notre quotidien nous n’habitons pas tous face à une décharge (heureusement) pour voir tout ce que nous jetons. Nous sommes habitués à sortir X fois notre poubelle par semaine et cela est normal pour nous. Cependant, nous ne voyons pas ensuite ce que deviennent nos déchets. Ils sont hors de notre vue. Ainsi, on peut croire que l’on a bien fait notre tri et que l’on a la conscience tranquille. La réalité est tout autre et, comme moi, je suppose que vous vous en rendez de plus en plus compte. C’est bien, mais pas suffisant.

Alors comment réduire ses déchets ?

Quand on débute, qu’on est de bonne volonté mais qu’on ne sait pas par où commencer cela peut vite devenir anxiogène. Moi c’est ce que j’ai ressenti.

La surdose d'informations peut créer de l'éco-anxiété
La surdose d’informations peut créer de l’éco-anxiété. Liane en parle très bien sur son blog

Alors il faut y aller par étape. Je vais partager avec vous comment j’ai démarré pour tendre vers cette voix.

ETAPE 1 – La prise de conscience

Si vous lisez mes articles c’est qu’elle est en partie faite. Mais je vais en rajouter une couche. Chaque français produit 570 kg de déchets par an (source ADEME). C’est deux fois plus qu’il y a 40 ans ! La moitié de nos déchets sont des ordures ménagères non triées qui finissent enfouies ou incinérées (avec les effets secondaires toxiques que cela engendre). Une partie d’entre elles pourraient être recyclée en étant triée en amont. A ma grande stupéfaction je pensais que tout était trié même les ordures ménagères et non brûlé ou enterré ! Quelle naïveté… Par conséquent, le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas ! C’est le moyen le plus drastique et efficace pour réduire les volumes de nos poubelles !

Je l’ai déjà mentionné, je suis naturellement sensible aux questions environnementales. Cela dit, ça ne m’a pas empêché de consommer de façon illogique et d’engendrer beaucoup de déchets à mon échelle ces dernières années. Petit à petit je suis revenue à des pratiques plus vertueuses qui me correspondent mieux, notamment après la naissance de mes enfants. J’ai encore pleins de choses à améliorer mais j’y travaille tous les jours. Avoir conscience qu’il faut changer permet justement de le faire, et chacun a son « facteur déclencheur ». Il suffit juste d’être patient et bienveillant avec soi, ainsi qu’avec son entourage qu’on voudrait « convertir » vers des pratiques plus saines.

Au cours de mes recherches pour m’améliorer au quotidien, j’ai découvert une méthode qui m’a permis de structurer mes actions. Je vais donc vous en parler.

ETAPE 2 – La règle des 5 R

Cette règle provient du mouvement Zéro Déchet popularisé par la française Béa Johnson qui vit aux Etats-Unis dans son livre, Zéro déchet (Les arènes, 2013), visant à réduire les déchets dans nos poubelles. Elle se compose de 5 points, et strictement dans cet ordre de priorité :

–  REFUSER (ce dont nous n’avons pas besoin) :

Ce que nous ne consommons pas ne produit pas de déchets, c’est donc une étape essentielle. Cependant, nous ne parlons pas que de l’acte d’achat qui est une forme directe de production de déchets mais de la forme indirecte : les articles en plastiques à usage unique, les cadeaux gratuits, les pubs, etc… La moindre petite chose que l’on achète ou prend, fait augmenter la demande. Cela vient renforcer les pratiques génératrices de gâchis.

Par exemple quand on prend un échantillon de shampoing gratuit dans une chambre d’hôtel, cela a une conséquence : il faudra puiser plus de pétrole pour en fabriquer un nouveau et le remplacer. Idem lorsqu’on accepte passivement un prospectus publicitaire, un arbre est abattu quelque part dans le monde pour en fabriquer d’autres, et on gaspille son temps à s’occuper de quelque chose de totalement inutile et à le recycler (qui est la 4ème étape).

Dans notre société de consommation on ne manque pas d’occasion de refuser.

Zéro déchet : première règle, refuser
Zéro déchet – 1° règle : « Savoir dire non »

Se servir d’articles en plastique à usage unique, c’est approuver des procédés industriels qui ont recours à des produits chimiques qui ne se décomposeront jamais : le continent de plastique en est la preuve. Avec de l’organisation on peut réussir à s’en passer facile (cf. 3e étape le recyclage).

Les cadeaux gratuits : les échantillons alimentaires, sacs de cadeaux promotionnels, on se dit « c’est génial, c’est gratuit ! » mais ils sont principalement fabriqués à partir de plastique de faible qualité, avec une empreinte carbone élevée. De plus ils viennent encombrer notre intérieur et finiront immanquablement à la poubelle. Refuser ces babioles demande beaucoup de volonté, mais on en ressent vite les effets positifs dans notre quotidien.

Les publicités : beaucoup de gens les jettent directement après les avoir eu entre les mains sans même les avoir lues ! Ce geste a des conséquences : il encourage la distribution de 10 milliards d’imprimés publicitaires chaque année en France ! C’est une déforestation inutile, une perte de temps pour nous et un gaspillage d’argent ! Du gâchis. Les prospectus de toutes les enseignes par exemple sont disponibles en ligne et facilement consultables.

Les pratiques non durables par exemple accepter les reçus de carte de crédit, les cartes de visite qu’on ne consultera pas, acheter des produits avec emballage superflu, etc…

Refuser est l’étape la plus difficile sur le plan social en particulier pour les ménages avec des enfants. Mais avec un peu de pratique et quelques justifications du genre « je suis désolée, mais nous en avons déjà trop à la maison » permettent de décliner facilement les propositions les plus insistantes.

Selon Bea Johnson, refuser n’a pas pour but de nous isoler socialement mais de faire réfléchir aux décisions que nous prenons au quotidien, à la consommation indirecte à laquelle nous participons au quotidien. Le concept de refus est basé sur la collectivité. Si nous refusons tous un échantillon, celui-ci ne sera plus proposé.

REDUIRE (ce dont nous avons besoin mais que nous ne pouvons pas refuser)

Réduire, c’est contribuer directement à la résolution de la crise environnementale. Pour cela, il y a 3 pistes évoquées dans le livre :

  • évaluer sa consommation passée et  se débarrasser de ce qui n’est pas nécessaire. Faire le vide !
  • restreindre sa consommation actuelle et future : réduire les emballages, ses affaires personnelles (est-ce que j’en ai besoin ?), la technologie, le papier, acheter en moins grande quantité, et en fonction de ses besoins, etc…
  • éviter les activités qui soutiennent ou amène à la consommation : l’exposition aux médias, les virées shopping peuvent pousser à la consommation et le marketing ciblé des magasins nous donne l’impression de ne pas être tendance ou à la hauteur. Ces sentiments nous poussent à céder à la tentation afin de satisfaire des besoins factices. Or réduire notre exposition peut avoir un impact significatif sur notre consommation.
Zéro déchets : faire le vide dans la maison
Faire le vide dans la maison. Une étape pas si simple !

Refuser est plus facile, il faut dire non tout simplement. En revanche, réduire est une démarche bien plus personnelle. C’est prendre conscience de ses habitudes de consommation actuelles et trouver des manières de restreindre celles qui ne sont pas durables. C’est déterminer ce dont on a besoin en fonction des réalités de sa vie de famille, de sa situation financière et géographique.

RÉUTILISER (ce que nous consommons et ne pouvons ni refuser ni réduire)

  • Eviter la consommation inutile : pour chaque objet jetable il existe une alternative réutilisable, on peut faire ses courses avec des contenants réutilisables.
  • Atténuer l’épuisement des ressources en participant à la consommation collaborative. C’est-à-dire de partage. En prêtant, échangeant, louant du matériel qu’on utilise peu de fois dans l’année (tronçonneuse, etc…). C’est aussi acheter d’occasion pour donner une 2° vie aux objets.
  • Allonger la durée de vie de bien déjà acquis en réparant, en détournant son utilisation, en récupérant, etc…

RECYCLER (ce que nous ne pouvons ni refuser, ni réduire, ni réutiliser)

Sa réussite est multifactorielle : il dépend de la capacité des fabricants à communiquer avec les entreprises de recyclage, des consommateurs à connaître les politiques de recyclage local, des municipalités pour proposer des services et des sites de collecte, de la capacité des centres de tri à trier etc…

Bouteille en plastique jetée à la poubelle de tri
Le recyclage : la règle que nous pensons connaitre le mieux.

Paradoxalement, c’est le « R » que l’on pense le mieux maîtriser alors que ce n’est pas toujours le cas. Entre autres parce que les consignes par exemple, ne sont pas les mêmes suivant les communautés de commune. Recycler nous permet de faire notre bonne action pour la planète alors qu’en réalité le mieux est de ne pas produire de déchet au départ.

Moi qui pensait qu’en triant je pouvais continuer d’acheter des produits sur emballés… J’ai compris récemment que j’étais dans l’erreur ! Recycler c’est quand on ne peut pas faire autrement…

RENDRE A LA TERRE (composter le reste)

La dernière étape concerne toutes les matières organiques : alimentations, bois, feuilles, herbes. Les sites d’enfouissement dans lesquels se retrouvent nos déchets alimentaires ne donnent pas accès à l’oxygène pour se composter. Ils produisent donc du méthane, qui est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2.

Dernière règle des 5 R : le compostage
Dernière règle des 5 R : le compostage

Composter apparaît donc comme une étape importante et utile ensuite puisqu’on récupère ensuite un riche substrat qui est une excellente source de nutriments et de matières organiques  (engrais) pour les plantes ou potager.

Etape 3 – Mettre en application les 5R

Zéro déchet : la règle des 5 R
Zéro déchet : la règle des 5 R

Et moi qu’est-ce que je fais au quotidien ?

REFUSER : certains gestes sont faciles

Voici mes 2 premiers gestes faciles à mettre en place que vous pouvez reproduire.

Les sacs plastiques : n’en prendre que si l’on en a réellement besoin. Par exemple, inutile de mettre des bananes ou melons dans un sac plastique. Idem quand on achète juste un seul fruit ou légume. Il sera pesé tout seul à la caisse ou bien on collera l’étiquette directement dessus.

Stop pub : en moyenne un foyer en France reçoit 40 kg de pub dans sa boîte aux lettres ! Un chiffre phénoménal. Personnellement, j’en avais marre de passer mon temps à trier entre les pubs qui pouvaient potentiellement m’intéresser et celles que je jetais directement dans la poubelle de tri. De plus, le courrier important se trouvait souvent au milieu des pubs. Cela devenait énervant d’être esclave de toute cette paperasse. Et ne parlons pas des retours de vacances ! Rien de mieux pour des gens mal intentionnés de repérer les maisons vides. En quelques jours votre boîte déborde. Nous avons donc mis sur notre boîte aux lettres un autocollant « Stop Pub » depuis des années et cela fonctionne très bien. Nous pouvons partir 3 semaines en vacances, la boite ne risque pas déborder. Hop une chose de moins à faire : pas de tri, pas de poubelles à vider !

Au départ il faut s’habituer à ne plus les recevoir. Ça fait vide dans la boite. Il faut avouer que c’est plaisant  de trouver quelque chose dans sa boite (sauf quand y a le logo du ministère…lol). Mais nous pouvons consulter en ligne les catalogues des magasins dans lesquels nous faisons nos courses. Il n’y a que des avantages. Vraiment ! Essayez !

Voici le lien pour vous l’imprimer, ou celui-ci pour en recevoir un plus résistant monnayant quelques euros.

Personnellement, nous l’imprimons et le renouvelons quand on ne le voit vraiment plus. Donc pas tous les ans si vous le scotchez bien pour qu’il prenne peu la pluie.

Ensuite voici 2 gestes qui demandent un peu plus d’organisation.

Les couverts en plastique : je les refuse maintenant chaque fois que l’on m’en propose. Je prévois mes propres couverts que je laverai chez moi ensuite. Bien sûr, exceptionnellement cela peut arriver que j’oublie, mais dans plus de 90% des cas je fais avec des couverts en inox.

Pour les pailles, je ne suis pas une adepte de sodas donc je n’ai pas ce problème. Mais investir quand même dans des pailles en inox me tente bien. D’une part pour la maison car c’est sympa pour les cocktails quand on reçoit, mais aussi avec les enfants qui en grandissant vont probablement m’en demander… On ne les a jamais habitués aux pailles mais j’anticipe leurs envies ! Du coup, si l’on est très « paille » en dehors de chez soi, en avoir une en inox dans son sac peut être une solution ! Comme pour les couverts. En plus, cela fera son petit effet et amènera à discuter sur ce sujet. Et qui sait peut être que cela fera tâche d’huile.

RÉDUIRE : là aussi des gestes super simples

J’évite d’acheter des paquets de gâteaux avec sous emballage individuels.  Quand j’ouvre un paquet que je dois emporter juste quelques gâteaux je les mets dans une « boîte à goûter ». Cf. partie « Réutiliser « .

J’ai investi dans des gourdes réutilisables (Squiz) pour ne presque pas acheter de gourdes jetables pour le goûter de mes enfants. Idem pour les bouteilles en plastique, je n’en achète quasiment plus. J’utilise une gourde en verre au bureau et 2 en inox en déplacement (qui sont également isotherme).

J’ai réduit considérablement ma consommation d’essuie-tout le jour où j’ai utilisé des gants de toilette pour nettoyer les saletés (bêtises) de mes enfants à table ! Je stocke les gants propres dans ma cuisine à côté des serviettes. Qu’est-ce que c’est pratique ! En plus, ils me servent souvent à nettoyer la table (comme une éponge) par la même occasion à la fin du repas.

Au niveau des achats autres qu’alimentaires, j’essaie de me poser la question « est-ce que j’en ai vraiment besoin ? ». Question que me posait souvent ma grand-mère avec mes cousins pour nous faire réfléchir aux biens matériels. Elle avait raison et j’essaie d’y penser plus souvent. Car comme tout le monde je tombe parfois dans le piège de l’émotion.

Pour les achats alimentaires je prends rarement les offres qui poussent à acheter plusieurs produits pour avoir une réduction. Souvent je n’ai pas besoin d’autant en quantité. Certes cela revient moins cher au kilo ou litre mais c’est gâché…

Le fait de ne plus avoir de pubs dans la boîte aux lettres me permet d’avoir moins de pulsions d’achat. Et je réduis mon exposition aux pubs tv en zappant systématiquement les périodes de pub ou en regardant en replay les émissions ou films. Il y a tout de même moins de pub comme cela.

Dans la salle de bain, j’ai réduit énormément ma consommation de cotons jetables en utilisant des lingettes démaquillantes lavables (celles-ci). Ainsi qu’en achetant un oriculi au lieu d’utiliser des cotons tiges jetables. J’ai également commencé à tester le déodorant fait maison, dont je vous donnerai la recette bientôt.

Je n’achète presque aucun produit pour désinfecter : j’utilise beaucoup le vinaigre blanc et la pierre blanche. Le seul qui me reste dans la salle de bain mais que je compte éradiquer c’est la javel en gel pour la baignoire qui dégraisse vraiment bien faut l’avouer !

Pour mes enfants, je n’utilise quasi jamais (parce qu’il ne faut jamais dire jamais) de lingettes pour le change et pour le visage. Uniquement coton et liniment pour le change et gant pour débarbouiller les mains et frimousses !

A améliorer : faire le vide et trier ce que j’ai déjà à la maison, notamment dans les vêtements. Un de mes chantiers prochains ! J’en ferai un article à ce moment-là.

Dans la salle de bain, j’ai pour projet d’utiliser des shampoings solides, et plus de savons solides pour les mains par ex. Puis supprimer la javel !

RÉUTILISER : il suffit juste d’y penser

Je réutilise les sacs plastiques du supermarché (pour les fruits et légumes). Une fois à la maison je sors les fruits et légumes et je remets les sacs dans les cabas qu’on remet dans la voiture direct ou dans l’entrée à côté des clés pour les remettre plus tard dans la voiture.

Idem pour les sacs kraft des biocoop ou des supermarchés pour les produits en vrac. Car l’effet achat en vrac est un peu annulé si à chaque fois on réutilise de nouveaux contenants pour les transporter…

Je réutilise mes vieux vêtements pour en faire des tawashis (éponges en tissus), des chiffons, ou pour les porter lors de travaux (peintures, etc…) ou jardinage comme beaucoup de gens.

Je garde pas mal de bocaux en verre comme contenant à réutiliser pour faire le stock de sauce tomate maison, confiture, mettre du sucre vrac, ou tout autres graines ou farine achetés en vrac. Ou pour transporter dans un pot en verre miniature de confiture quelques doses de sucre ou de vinaigrette pour mes repas au bureau.

J’utilise des tupperwares en verre pour stocker la nourriture au frigo au lieu de mettre un film plastique par exemple.

Comme dis précédemment, je réutilise mes gourdes (verre et inox) pour boire de l’eau et non des bouteilles en plastique.

Lorsqu’il m’arrive d’acheter des tomates avec un emballage plastique par exemple, je le réutilise pour ramasser des fruits dans le jardin, comme pot pour laver les pinceaux, etc…

Je chine de plus en plus dans les bourses ou vide grenier pour les vêtements de mes enfants, pour les jouets et pour les livres. On trouve de très belles choses auxquelles on peut donner une 2nde vie et qui en plus ne coûtent pas grand-chose. Surtout pour les enfants quand on fait le ratio durée d’utilisation sur coût d’achat. Cela vaut vraiment le coût de regarder.

Je réutilise mon bidon de lessive et n’achète que des recharges depuis des années. De même pour le savon pour les mains.

A améliorer : tout ce que je peux réutiliser, je le fais. Et depuis longtemps, mais je peux sûrement m’améliorer. Cependant, de mon côté l’axe de travail va plus porter sur refuser et réduire !

RECYCLER : on le fait tous mais à améliorer

Je le fais depuis toujours mais sûrement pas toujours bien. J’hésite souvent entre 2 poubelles. De plus en fonction des communes les règles ne sont pas les mêmes… Chez mes parents les consignes jusqu’à très récemment n’étaient pas les mêmes que chez moi ! Du coup j’avais du mal à trier. A présent les consignes ont été heureusement élargies, mais je me trompe encore car la liste n’est pas exhaustive sur les instructions qu’on nous a fournies… Et à la maison on a parfois un avis différent sur le recyclage de tel ou tel produit…

COMPOSTER : j’ai la chance d’avoir un jardin

Depuis des années nous avons un composteur (nous avons la chance d’avoir un jardin), où nous essayons au maximum de mettre tous nos déchets organiques. Les déchets de tonte y vont aussi en partie, le reste sert de paillage pour le potager et éviter que les mauvaises herbes ne poussent. Cela fonctionne très bien, soit dit en passant.

ETAPE 4 – Déculpabiliser

Je ne me suis pas levée un jour en me disant « aller hop mise en application de la règle des 5R ». Bien évidemment que non ! C’est le cheminement petit à petit d’une prise de conscience qui m’a amené à appliquer sans m’en rendre compte des éléments de cette règle. On en applique tous certains. Mais une fois cette règle connue, cela m’a permis de structurer et cibler mes actions. Et à présent de me donner des objectifs d’amélioration ! Tout le monde peut s’y retrouver et, en fonction de ses contraintes et affinités, intégrer certaines actions dans son quotidien.

Comme je disais au début de cet article, l’actualité et tout ce que l’on peut lire sur le zéro déchet peut être anxiogène. Avoir conscience qu’il faut changer des choses c’est déjà bien. Commencer à modifier ses habitudes c’est encore mieux. Et petit à petit cela s’intègre dans son quotidien et celui de sa famille. Changer les choses brutalement n’est pas durable. Il vaut mieux le faire à son rythme et celui de ceux qui partage votre vie, car cela impacte tout le monde.

Zéro déchet : rester zen
Zéro déchet : déculpabiliser et rester zen

CONCLUSION

L’image que véhicule parfois le zéro déchet me parait un Everest à gravir et m’a parfois fait peur. Conclusion : je ne faisais pas grand chose. En réalité, en prenant un peu de recul et en étant bienveillant avec soi-même, on s’aperçoit que de démarrer par quelque chose permet d’avoir un impact positif sur la réduction des déchets : par ex un stop pub ou n’importe quoi d’autre qui nous fait envie et motive. Alors allons-y par étape, chacun son rythme !

En ce qui me concerne, en mettant en place ce que j’ai écrit (et qui n’est pas exhaustif) nous avons beaucoup réduit la poubelle grise (celle qui sera brûlée après ramassage) et j’en suis très heureuse. Cependant, les poubelles de tri sont encore beaucoup trop pleines d’emballages ! Notamment d’emballage enlevé de suite après avoir fait les courses : yaourts par ex.

J’ai des progrès à faire mais j’y travaille !

Et vous, où en êtes-vous dans la réduction de vos déchets ?

Zéro déchet : comment démarrer avec la règle des 5 R ?